L’auteur jonquiérois Michel « Sunny » nous livre un vibrant témoignage d’une époque révolue mais que l’on ne doit plus tenir sous silence; l’omerta, en référence à cette période de lourds secrets que la société québécoise préfère oublier. Enfant de Duplessis, l’auteur ne fut indemnisé que tout récemment, ce grâce à la persévérance de celui-ci.
Bien que leur époque ne soit pas la plus reluisante de notre société québécoise, les orphelins de Duplessis font aujourd’hui partie de notre histoire. Peu connue des nouvelles générations et, souvent, de celles qui en ont fait partie, cette histoire a pourtant sa place dans nos mémoires et notre communauté.
Dans son livre qu’il a écrit à la fin des années 60, soit quelques années après sa sortie de l’orphelinat, monsieur « Sunny » nous révèle dans des termes sincères tantôt attendrissants, tantôt crûs, des souffrances indescriptibles qu’il a vécues de 1954 à 1965; les mauvais traitements infligés par les frères de la Miséricorde, à l’orphelinat d’Huberdeau.
Aucun fait n’a été censuré afin d’en assurer l’authenticité de ce témoignage. Il est de mise de préciser qu’il n’est pas des intentions de monsieur Sunny de régler des comptes envers qui que ce soit mais de livrer un message de détermination et de courage dans l’existence à ceux qui, comme lui, vécurent ces injustices mais ne purent se défendre adéquatement contre les obstacles judiciaires. Aujourd’hui, l’auteur attend toujours des excuses de la part des autorités concernées.




